Stress au travail 1500 entreprises classées
Stress au travail 1500 entreprises classées
Par LEXPRESS.fr avec Reuters, publié le 18/02/2010Alors qu'un rapport sur le sujet a été remis mercredi, le ministère du Travail devrait rendre public ce jeudi un classement des très grandes entreprises françaises selon leur gestion du stress.
Les entreprises devaient avoir fait des progrès avant le 1er février. L'heure du bilan est arrivé. Alors que le rapport "Bien-être et efficacité au travail" é été remis mercredi au Premier ministre, François Fillon, le ministère du Travail doit, lui, rendre public ce jeudi un classement de 1500 entreprises selon la gestion du stress. Trois catégories sont prévues : rouge, orange et vert.
Reuters/Kai Pfaffenbach "Bien-être et efficacité au travail" a été remis mercredi au Premier ministre.
Selon Europe1, 600 d'entre elles seraient dans le "rouge", soit parce qu'elles ont refusé de répondre au questionnaire, soir parce qu'elles n'ont fait aucune démarche pour améliorer la gestion du stress depuis que le gouvernement le leur a demandé, à l'automne.
Le rapport "Bien-être et efficacité au travail" rendu mercredi est, lui, le résultat d'une quarantaine d'auditions.
Le rapport est signé Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider Electric, Christian Larose, vice-président du Conseil économique, social et environnemental, et Muriel Pénicaud, directrice des ressources humaines de Danone.
"La santé des salariés est d'abord et avant tout l'affaire de managers, ça ne s'externalise pas et ce n'est pas une affaire de docteurs", a souligné cette dernière devant la presse.
Pour faciliter la prise de conscience, les auteurs du rapport recommandent de tenir compte d'indicateurs sociaux dans la rémunération des dirigeants et de mettre le sujet au menu des conseils d'administration.
"La performance économique ne peut être le seul critère d'attribution de la rémunération variable", notent-ils. "La performance sociale doit aussi être prise en compte, incluant notamment des indicateurs de santé, de sécurité et de conditions de travail - par exemple le 'turn over', les accidents du travail, la satisfaction des salariés, la promotion interne".
Parmi les dix propositions du rapport figurent aussi la mise en place de plans d'actions dans les entreprises et une meilleure formation dans les grandes écoles "où l'on forme des élites managériales sans leur parler des hommes", a déploré Muriel Pénicaud.


