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Revue de presse > Formation > Le e-learning est-il vraiment efficace ?

Le e-learning est-il vraiment efficace ?

Le e-learning est-il vraiment efficace ?
Le 20 avril 2010
« Nous avons tout tenté, mais n’y arrivons pas, le e-learning ne fonctionne pas » constate Michel de Koubé, directeur de la formation de Nissan Europe lors des Assises nationales de l’éducation et de la formation numériques organisées par Cap Digital à la Cité des sciences, à Paris, les 15 et 16 avril 2010. Constat d’échec ou simple crise de croissance d’une technologie prometteuse ?
- Le e-learning, « apparu avec la crise » dans le groupe automobile, permet certes de «  gagner du temps », des réductions de coûts ne serait-ce qu’en évitant les déplacements pour les formations, et de réduire les absences au travail, mais peine à convaincre chez Nissan. Pour Michel de Koubé, « le e-learning doit donc changer et s’adapter », prouver son efficacité en favorisant davantage le partage des connaissances et en sortant de la logique individualiste d’une personne à former seule devant son ordinateur.
- Une raison avancée par Michel de Koubé pour expliquer cet échec est que Nissan s’adresse à des concessionnaires indépendants : «  Donc on ne peut pas les obliger à suivre un module e-learning à un moment donné. Leur métier est plus important que la formation proposée, qui correspond pour eux à du temps mort. »
- Cette modalité de formation représente aussi une perte par rapport au modèle classique, caractérisé par des regroupements physiques. « La formation classique permettait de se voir, de se parler et transmettre l’esprit de marque. Avec le e-learning, on perd cet esprit d’appartenance. La formation en présentiel ne fonctionne peut-être pas beaucoup mieux, mais elle apporte quelque chose que le e-learning ne permet pas : des réseaux informels se créent autour de l’échange entre individus sur les pratiques, les métiers, etc. », constate Michel de Koubé.
- L’avenir pourrait bien se placer sous le signe des «  jeux sérieux collaboratifs et immersifs », continue Michel de Koubé. « Aujourd’hui, pour se former avec les serious games on joue souvent tout seul, ce qui renvoie finalement au principe du e-learning ». Garantir les échanges entre individus au travers d’outils numériques permettrait donc d’apporter une réponse. Et de conclure : « le e-learning est mort, vive le e-learning ! »

Le e-learning est-il vraiment efficace ?

Le 20 avril 2010

« Nous avons tout tenté, mais n’y arrivons pas, le e-learning ne fonctionne pas » constate Michel de Koubé, directeur de la formation de Nissan Europe lors des Assises nationales de l’éducation et de la formation numériques organisées par Cap Digital à la Cité des sciences, à Paris, les 15 et 16 avril 2010. Constat d’échec ou simple crise de croissance d’une technologie prometteuse ?

- Le e-learning, « apparu avec la crise » dans le groupe automobile, permet certes de «  gagner du temps », des réductions de coûts ne serait-ce qu’en évitant les déplacements pour les formations, et de réduire les absences au travail, mais peine à convaincre chez Nissan. Pour Michel de Koubé, « le e-learning doit donc changer et s’adapter », prouver son efficacité en favorisant davantage le partage des connaissances et en sortant de la logique individualiste d’une personne à former seule devant son ordinateur.
- Une raison avancée par Michel de Koubé pour expliquer cet échec est que Nissan s’adresse à des concessionnaires indépendants : «  Donc on ne peut pas les obliger à suivre un module e-learning à un moment donné. Leur métier est plus important que la formation proposée, qui correspond pour eux à du temps mort. »
- Cette modalité de formation représente aussi une perte par rapport au modèle classique, caractérisé par des regroupements physiques. « La formation classique permettait de se voir, de se parler et transmettre l’esprit de marque. Avec le e-learning, on perd cet esprit d’appartenance. La formation en présentiel ne fonctionne peut-être pas beaucoup mieux, mais elle apporte quelque chose que le e-learning ne permet pas : des réseaux informels se créent autour de l’échange entre individus sur les pratiques, les métiers, etc. », constate Michel de Koubé.
- L’avenir pourrait bien se placer sous le signe des «  jeux sérieux collaboratifs et immersifs », continue Michel de Koubé. « Aujourd’hui, pour se former avec les serious games on joue souvent tout seul, ce qui renvoie finalement au principe du e-learning ». Garantir les échanges entre individus au travers d’outils numériques permettrait donc d’apporter une réponse. Et de conclure : « le e-learning est mort, vive le e-learning ! »

 
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